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Histoire de course : Toyota au Mans

Publié le par Benjamin

Histoire de course : Toyota au Mans

Le Week End dernier Toyota a remporté avec son proto Hybride TS30 la manche Japonaise du WEC, le championnat du monde d'endurance.

Bien qu'apparue cette année et un peu à court niveau développement, la TS030 est déjà une voiture compétitive. Ce qu'il faut néanmoins savoir c'est que la Toyota est en fait issue d'une grande lignée de pototypes Toyota au 20h du mans.

Histoire de course : Toyota au Mans

Toyota arrive au 24h du mans en 1987. La voiture est construite par le constructeur de chassis japonais Dome. Le moteur quand à lui est un 2.1L Turbo.

Deux équipages sont présents, tous deux engagés au travers de la société TOMS, société japonaise spécialiste du sport automobile.

La n°36 avec un équipage composé d'Alan Jones (champion du monde de Formule en 1981, excusez du peu), de Geoff Lees et Eje Elgh parcourera 19 tours pour se classer en 37e position de ces 24h du mans.

La n°37 avec Tiff Needell, Masanori Sekiya et Kaoru Hoshino ira plus loin, bouclant 39 tours et finissant au 34e rang (cette année là, seule 12 voitures veront l'arrivée !)

Histoire de course : Toyota au Mans

En 1988, l'écurie revient. Avec un nouveau chassis elle est toujours propulsée par le 4 en ligne Turbo.

Cette fois-ci les deux voitures voient l'arrivée, l'éuipage de la 36, Geoff Lees, Masanori Sekiya et Kaoru Hoshino pointent au 12e rang et la 37 de Paolo Barilla, Hitoshi Ogawa et Tiff Needell finira 24e.

A la fin de l'année, la motorisation évolue pour faire place à un V8 Turbo de 3,2L.

Histoire de course : Toyota au Mans

Pour l'édition 1989, le chassis est inchangé, et le V8 apparu fin 88 est repris. Les Toyota sont trois cette année là. Malheureusement, aucun des équipages ne vera l'arrivée.

La n°37, la meilleure avec Geoff Lees, Johnny Dumfries et John Watson fera 58 tours et se classera 47e.

La 36 de Hitoshi Ogawa, Paolo Barilla et Ross Cheever fera 45 tours pour finir 50e.

La 38 de Kauro Hoshino, Didier Artzet et Keiichi Suzuki fera 20 tours et échouera 53e.

Cette année là, la marque, via le team TOM'S engage une voiture en Championnat du monde des voitures de sport. Elle finira 7e au championnat avec pour meilleur résultat une 4e place à Dijon-Prennois.

Histoire de course : Toyota au Mans

En 1990, le chassis est modernisé et le moteur aussi.

Une seule voiture est à l'arrivée, mais elle finit à une honorable 6e place, cette fois-ci devant les Mazda, mais derrière une Nissan avec Geoff Lees, Masanori Sekiya et Hitoshi Ogawa dans la n°36 qui ont parcouru 347 tours.

La 38 confiée au team SARD avec Pierre-Henri Raphanel, Roland Ratzenberger et Naoki Nagasaka abandonne et finit 33e avec 241 tours couverts.

La 37 avec Aguri Suzuki, Johnny Dumfries et Roberto Ravaglia abandonne et sera classée 45e avec 64 tours couverts.

Toyota se retire momentanément à la fin de l'année. Mais le Japon triomphera dés l'année suivante avec l'étonnante Mazda à moteur rotatif.

En championnat du monde des voitures de sport, la marque ne marquera que 3 petits points pour finir 8e du championnat.

Histoire de course : Toyota au Mans

En 1992 Toyota revient. La voiture est très rapide. A son volant Andy Wallace sera plus rapide qu'une formule 1 sur le circuit de Monza.

La TS010 est équipée d'un V10 à 72° de 3.5L, comme les Williams-Renault, championnes du monde Formule 1 cette année là.

Au mans elle finit deuxième avec Masanori Sekiya, Pierre-Henri Raphanel et Kenny Acheson, s'intercalant entre les deux Peugeot 905 en parcourant 346 tours.

A coté de cela, Toyota engage deux autres TS010 avec le team TOM'S, la seconde au classement, la n°8 de Jan Lammers, Andy Wallace et Teo Fabi se classe 8e en parcourant 331 tours. La dernière TS010 ne terminera pas. A son volant Geoff Lees, David Brabham et Ukyo Katayama parcoureront 192 tours.

La dernière voiture du team TOM'S est engagée avec le Team SARD en catégorie C2. C'est une 92c-v avec le moteur V8 de la précédente génération pilotée par Roland Ratzenberger, Eje Elgh et le jeune Eddie Irvine termine 9e en bouclant 321 tours.

Enfin une autre 92c-v à moteur V8 est engagée par le Trust Racing Team et finit la course en 5e position, première de la catégorie C2, avec 336 tours couverts par le trio Stefan Johansson, George Fouché, Steven Andskär.

En championnat du monde, le Team TOM'S finit deuxième avec une vicoire à Monza, 2 secondes places (Le Mans et Suzuka) et 2 troisièmes places (Donnington et Magny-Cours).

Histoire de course : Toyota au Mans

En 1993, Toyota ne peut rien faire contre la 905 et les TS010 et 93c-v sont confinées au places d'honneur.

La medaille en chocolat revient à la TS010 n°36 d'Eddie Irvine, Toshio Suzuki et Masanori Sekiya, 4e en 364 tours, à trois tours du podium.

A un tour derrière eux, en 5e position et première de la catégorie C2, la 93c-v n°22 des teams Y's Racing Team et SARD Co. Ltd emmenée par Roland Ratzenberger, Mauro Martini et Naoki Nagasaka.

En 6e position et second de C2, la 93c-v n°25 du Nisso Trust Racing Team avec George Fouché, Eje Elgh et Steven Andskär boucle 358 tours.

En 8e position et 5e de C1 on retrouve la seconde TS010 du TOM'S, la n°38 confiée à Geoff Lees, Jan Lammers et Juan Manuel Fangio II qui boucle 353 tours.

La TS010 n° 37 ne vera pas l'arrivée. Emmenée par Pierre-Henri Raphanel, Kenny Acheson et Andy Wallace elle fera 212 tours et finira 34e.

Histoire de course : Toyota au Mans

En 1994, les cétagorie changent. Les Prototypes sont maintenant des LMP1 et les GT1 sont les voitures dérrivées de la série. TOM'S n'engage pas de voiture.

C'est donc le team SARD qui va emmener sa 94c-v n°1 à moteur V8, en seconde position des 24h du Mans et en première position de la catégorie LMP1 avec Eddie Irvine, Mauro Martini et Jeff Krosnoff en 343 tours, à un tour du gagnant.

En 4e position et seconde LMP1, le Nisso Trust Racing Team place sa 94c-v n°4 avec Steven Andskär, George Fouché et Bob Wollek (328 tours couverts).

Histoire de course : Toyota au Mans

En 95 et 96 SARD engagera sa propre voiture et une Supra en catégorie GT1, sans réel succès.

En 1998 Toyota marque son retour avec la GT-ONE engagée par le Toyota Team Europe. Equipée d'un V8 3.6L Turbo, le protoype fermé ira jusqu'a mener la course.

Au final la n°27 sera la seule à finir en 9e position en bouclant 326 tours avec Ukyo Katayama, Toshio Suzuki et Keiichi Tsuchiya.

La n°28 obtient le meilleur tour en course avec Martin Brundle (épaulé par Emmanuel Collar et Eric Helary) avant d'avoir un accident au 191e tour.

La n°29 de Thierry Boutsen, Ralf Kelleners et Geoff Lees est la première non-classée. Elle a en effet parcouru 330 tours avant de casser sa boîte de vitesse.

Histoire de course : Toyota au Mans

En 1999, les GT-One sont favorites. Les n°1 et n°2 sont toutes deux en première ligne. Pourtant c'est BMW qui l'emporte et seule la GT-One n°3 arrive à la fin de la course.

Elle place en effet Ukyo Katayama, Toshio Suzuki, Keiichi Tsuchiya sur la seconde marche du podium à un tour et première voiture fermée. Katayama signe même le meilleur tour en course.

La n°1 de Martin Brundle, Emmanuel Collard et Vincenzo Sospiri, partie en pôle ne boucle que 90 tours avant qu'une crevaison n'ait raison de la poursuite de la course.

La n°2 de Thierry Boutsen, Ralf Kelleners et Allan McNish a un accident après 173 tours.

Histoire de course : Toyota au Mans

Enfin, après s'être désengagée de la F1, Toyota revient au Mans pour l'édition 2012 des 24h.

La TS030 avec son V8 3.4L essenceAtmo Hybride s'oppose à Audi avec sa voiture à 4 roues motrices, un V6 Turbo Diesel, lui aussi Hybride.

Qualifié 3e la n°8 de Anthony Davidson, Sébastien Buemi et Stéphane Sarrazin s'arrète au bout de 82 tours avec un accident impréssionant de Davidson qui sort miraculeusement indemne.

Qualifiée 5e, la n°7 de Alexander Wurz, Kazuki Nakajima et Nicolas Lapierre mènera la course avant de s'arréter au 134e tour.

Histoire de course : Toyota au Mans

Mise à jour du 23 Octobre 2012.

Au championnat, Toyota ne pouvait s'engager sur la totalité du WEC. Après avoir raté les manches des 12h de Sebring et des 6h de Spa, la première manche disputée hormis les 24h du mans fut les 6h de Silverstone.

Qualifiée 3e, la numero 7 de Wurz-Lapierre-Nakajima finit à la seconde place entre les deux Audi, elle signe de plus le meilleur tour en course. La Toyota a effet adoptée un package aéro plus agréssif à la limite du légal et le différentiel de consommation avec l'Audi est moins ressenti sur ces courses plus courtes.

A Interlagos au brésil pour la manche suivante, l'équipage (amputé de Nakajima, disputant le super GT en parallèle) signe la pôle et mène la course jusqu'à la remporter. La concurence est réellement là pour Audi.

Pour Bahreïn, Audi range définitivement sa R18 Ultra pour ne garder que les hybrides R18 e-tron quattro plus performantes. Elles devancent la TS030 en qualification. En course la Toyota abandonne.

Histoire de course : Toyota au Mans

La manche suivante se déroule au circuit du mont Fuji, propriété de... Toyota. La TS030 signe la pôle et domine la course jusqu'à la victoire. C'est même un hat-trick car l'équipage Wurz-Lapierre-Nakajima est aussi crédité du meilleur temps en course.

La dernière épreuve se déroulera à Shangai ce Dimanche.

Mise à jour du 29/10/2012

Et pour finir le championnat, Toyota gagne encore. Nakajima retenu au Japon c'est Wurz et Lapierre qui montent sur la plus haute marche des 6h de Shangai. Le duo était parti de la pôle et avait signé le meilleur tour en course sans jamais être inquiété par les Audi(s).

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